Aurélie Ingrand, sophrologue, relaxologue et thérapeute en relation d'aide | Le stress
 

Le stress

On en parle beaucoup et partout mais finalement il est assez rare que les personnes qui viennent consulter à ce sujet connaissent les tenants et aboutissants du stress !

Pour commencer, qu’est ce que c’est exactement ? C’est une réponse physiologique du corps à ce que l’on perçoit comme un danger. Et oui, ce n’est pas une émotion, ce n’est pas négatif, c’est juste notre corps qui s’adapte, exactement comme lorsque nous avons la chair de poule quand nous avons froid !

Pour comprendre pourquoi il s’adapte et comment il s’adapte, il faut revenir un peu en arrière : lorsque nous étions de hommes de cro -magnons, nous pouvions rencontrer des lions ou autres bêtes sauvages qui ne cherchaient qu’une chose : nous manger ! Face à ce danger mortel, nous avions deux options : nous enfuir ou nous battre. Quelque soit notre réaction, nous avions besoin de force, de légèreté et d’utiliser uniquement nos muscles. Notre corps s’adaptait donc pour faciliter tout ça : arrêt des processus non nécessaires comme la digestion ou la réflexion, évacuation du superflu comme l’urine présente dans notre vessie, augmentation du rythme de la respiration et du cœur pour mieux oxygéner les muscles…

Vous reconnaissez ces symptômes ? Normalement, vous avez vécu exactement la même chose lorsque vous passiez le Bac ou autre examen et quand votre chef vous a demandé où vous en étiez sur ce dossier que vous n’arrivez pas à faire avancer !

Ce mécanisme déclenché par un shoot d’hormone n’a effectivement pas évolué depuis : ce que l’on considère comme un danger pour nous va déclencher le même mécanisme :

  • Envie d’uriner toutes les 5 minutes
  • Perte potentiellement complète de notre capacité à réfléchir (la page blanche, impossible de se rappeler quoique ce soit)
  • Cœur qui bat la chamade, on transpire, …

A part, bien entendu, que face au lion, la fuite ou le combat permettait de bien se dépenser physiquement et cette activité physique déclenchait ensuite une autre réponse physiologique qui diminuait le taux d’hormone dans le sang et ainsi, on pouvait retrouver notre fonctionnement normal.

Et cette différence avec notre fonctionnement actuel est primordial : comme nous n’avons pas cette décharge physique, le taux d’hormone diminue beaucoup plus lentement et la plupart du temps, notre corps n’a pas encore retrouvé un fonctionnement normal que le prochain shoot d’hormones est déjà là (après le contrôle de philo, c’est celui de math ; après le chef, c’est le métro qui ne fonctionne pas et qui va nous mettre en retard…etc).  Notre corps fonctionne alors toujours sur ce mode « Alerte danger »   mais n’est pas fait pour ça. Cela implique un certain nombre d’effets collatéraux

  • Problème de sommeil
  • Problème de digestion
  • Faiblesse de l’immunité et donc maladies plus fréquentes
  • Douleurs diverses
  • Maladies dite psychosomatiques…

Pour diminuer ces symptômes, on peut mettre en place un plan de gestion du stress qui sera axé sur 2 niveaux : au niveau du quotidien, pour permettre au corps d’évacuer ces hormones et ainsi  mieux gérer le stress sur le long terme et sur le moment où nous nous sentons en danger, pour limiter les impacts du stress et même diminuer les occasions de stresser.

On commence la plupart du temps par le quotidien.

Régler les problèmes de sommeil est la priorité : sans repos, nous devenons beaucoup plus sensible au monde extérieur et nous nous sentons en danger très facilement, ce surplus de stress ayant un impact sur notre sommeil, nous entrons dans un cercle vicieux qui peut nous emmener très loin (le burn out en particulier : voici un article à ce sujet si cela vous intéresse)

Si vous souhaitez quelques conseils pour améliorer votre sommeil, voici un autre article à ce sujet

Le sport est une vraie solution aux effets néfastes du stress : il permet déjà au corps d’évacuer les hormones plus facilement, mais il permet aussi de développer la prise de recul et de renforcer la confiance en soi, deux enjeux que nous retrouverons dans le volet psychologique du plan de gestion.

Les activités de relaxation sont une bonne solution aussi (sophrologie, yoga,..)

Ces activités sportives ou de relaxation devraient être le plus régulière possible car le corps enregistre qu’il a une possibilité d’évacuer le mardi à 16h et tient donc plus facilement le reste de la semaine.

L’alimentation et l’hygiène de vie auront un impact important aussi : plus le corps est soumis à rude épreuve par le stress, moins il faudrait lui en rajouter par des comportements qui pourraient l’affaiblir.

Enfin, les loisirs, les activités plaisir sont aussi une manière d’évacuer.

Pour limiter les impacts du stress, on peut aussi…limiter le stress ! Pour cela, nous allons chercher à modifier notre vision d’une situation stressante : voir un évènement comme une opportunité plutôt que comme un danger permet de déclencher des mécanismes psychiques beaucoup plus soutenant et dynamisant. C’est ce qu’on entend parfois comme le bon stress, celui qui nous fait bouger des montagnes ! Cependant, ce changement d’état d’esprit n’est pas simple. D’autant plus que, je vous le rappelle, nous n’avons pas accès à notre capacité de réflexion lorsque nous sommes stressés ! L’aide de la sophrologie et de la psychothérapie est alors précieuse : à l’aide d’outils simples à mettre en place, vous pouvez vous calmez en quelques instants et modifier vos pensées pour transformer ce que vous identifiez comme un lion dangereux en belle opportunité pour avancer dans votre vie!